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Après 4 ans d'indépendance, le Timor-Est sombre dans la violence

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Après 4 ans d'indépendance, le Timor-Est sombre dans la violence

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Les affrontements entre militaires déserteurs et soldats loyalistes se poursuivent. Depuis lundi au moins 3 personnes ont été tuées. Les combats gagnent les abords de la capitale, Dili.

Le chef de la diplomatie timoraise a demandé ce mercredi l’aide de l’Australie, la Malaisie, la Nouvelle Zélande et le Portugal.

“Nous demandons l’assistance d’une unité de police qui puisse aider nos agents à gérer cette situation”, expliquait Jose Ramos Horta. “Nous avons également requis une présence militaire extèrieure de dissuasion.”

La Nouvelle Zélande, l’Australie, qui a signé un accord d’exploitation pétrolière avec le Timor-Est, et l’ancienne puissance coloniale portugaise ont répondu à l’appel de Dili. Les troupes étrangères devraient débarquer dans les 48 heures.

La crise éclate le 28 avril dernier, lors d’une manifestation de soutien à 600 soldats révoqués pour avoir déserté. Les forces de sécurité ouvrent le feu sur la foule, faisant plusieurs victimes.

Les manifestants protestaient contre les discriminations ethniques subies selon eux dans l’armée timoraise.

Face à cette flambée de violence, des dizaines de milliers d’habitants, marqués par plus de 20 ans d’une intransigeante occupation indonésienne, fuient la capitale.

Aujourd’hui encore, nombre de soldats loyalistes ne comprennent pas cette crise. “La solution serait peut-être de s’assoir ensemble pour résoudre le problème en parlant. Mais ils ne veulent pas. Je ne sais pas pourquoi”, explique un soldat.

La jeune nation connait là sa plus grave crise depuis mai 2002 ; lorsque la parenthèse de son administration par les Nations unies s‘était officiellement refermée. Le charismatique président Gusmao le sait. L’ancien guerillero indépendantiste qui avait été emprisonné en Indonésie a du reporter une visite en Chine pour gérer cette crise.