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La colère des familles de Beslan

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La colère des familles de Beslan

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Alors que l’unique activiste tchétchène ayant survécu à l’assaut des forces russes venait d‘être condamné à perpétuité, ce vendredi, des mères de victimes s’en sont prises à lui.

Nourpachi Koulaïev avait été jugé coupable de tous les chefs d’accusation formulés à son encontre, le 16 mai dernier. Ce Tchétchène de 25 ans, qui jure qu’on la forcé à participer à la prise d’otages et affirme ne pas avoir eu recours à la violence, a été condamné à mort. Une peine inaplicable en raison d’un moratoire russe. Son avocat compte faire appel, mais Nourpachi Koulaïev devrait passer le reste de sa vie en prison. Insuffisant pour certaines mères de victimes qui ont perdu leurs enfants lors de la prise d’otage de l‘école de Beslan. D’autres, comme les membres de l’association “la voix de Beslan” s’estiment satifaits de la sentence. En revanche toutes les familles de victimes réclament un autre procès, plus général, pour faire la lumière sur les causes du carnage. Le 1er septembre 2004, un groupe de trente-deux activistes tchétchènes prend l‘école N1 de Beslan en otage. Plus de 50 heures plus tard, les soldats russes donnent l’assaut, faisant usage de grenades incendiaires et d’obus de char. Selon Moscou, qui a refusé de négocier avec les ravisseurs, il n’y avait plus d’otages dans l‘établissement lorsque les forces spéciales ont utilisé l’artillerie lourde. Certaines familles de victimes en doutent. 331 personnes, dont 186 enfants, sont mortes.