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Bruxelles s'est tout naturellement imposée à Romano Prodi

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Bruxelles s'est tout naturellement imposée à Romano Prodi

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C’est à Bruxelles que le nouveau chef du gouvernement italien s’est rendu pour son premier déplacement à l‘étranger. Côte à côte, l’ancien président de la Commission et son successeur ne pouvaient que renvoyer l’image d’une certaine complicité. Romano Prodi en a profité pour prendre position sur la constitution européenne. Il est d’avis qu’une renégociation du texte est tout simplement inévitable. Pour le reste, ses priorités sont claires :

“Je suis venu ici moins d’une semaine après le vote de confiance du Parlement. Je fais là mon premier voyage en tant que président du Conseil pour souligner la priorité absolue qu’accorde mon gouvernement à la relation avec l’Europe, et aussi la dimension sentimentale que j’accorde à notre relation avec la Commission. J’ai passé ici de belles années, des années d’une grande intensité durant lesquelles j’ai compris ce que signifie l’Europe pour l’Italie et ce que signifie l’Italie pour l’Europe.” (…) “Et non, nous n’avons pas parlé des finances publiques italiennes…”

Des finances publiques qui inquiètent Bruxelles. Le déficit excède la barre des 3% autorisés et risque de ne pas repasser sous ce seuil avant 2008. De même, la dette de l’Italie atteint les 106%, bien au-delà de la limite acceptée. Mais en ce jour symbolique, les sujets qui fâchent auront été évités.