DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Calme relatif à Dili, l'acheminement de l'aide humanitaire très difficile

Vous lisez:

Calme relatif à Dili, l'acheminement de l'aide humanitaire très difficile

Taille du texte Aa Aa

Après une cinquième nuit d‘échauffourées, Dili, la capitale timoraise, connaissait un relatif retour au calme ce matin. La prise de contrôle de la l’Intérieur et de la Défense hier par le Président Gusmao semble avoir apaisé les esprits. Mais rien n’est encore acquis : ce matin, le chef des soldats rebelles opposait une fin de non recevoir aux mesures présidentielles. Soucieuses, les Nations-Unies ont dépêché un émissaire auprès de Xanana Gusmao. Ian Martin a pour mission d’aider au rétablissement d’un dialogue politique. En attendant, face à l’incapacité du pouvoir timorais à venir à bout des troubles, des renforts néo-zélandais sont venus aujourd’hui grossir les rangs de la force multinationale déployée le week-end dernier.

Déclenchée par le limogeage de 600 soldats qui se disaient victimes de discrimination parce qu’originaires de l’est du pays, les violences ont fait 27 morts et jeté sur les routes quelque 50 000 personnes. Réfugiée dans un camp surpeuplé, cette femme dit souffrir de l’insuffisance de l’approvisionnement en eau. Interrogée par la télévision australienne, l‘épouse du Président Gusmao n’a pas hésité à parler de désastre humanitaire.