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Timor oriental: manifestation pour la paix à Dili

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Timor oriental: manifestation pour la paix à Dili

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Une quarantaine de camions, des centaines de bicyclettes, un millier de manifestants. Tous réunis pour en finir avec les violences dans leur pays.

“Vive l’unité nationale, vive le Timor oriental” peut-on lire sur les banderoles. Pour éviter tout risque de débordement, la manifestation est encadrée par les forces de sécurité étrangères sur place. Un mouvement autorisé par le président Gusmao. Le chef de l’Etat est même monté sur le toit d’une voiture pour calmer la colère des contestataires. “Ma tâche maintenant c’est d’en finir avec les bandes de civils armés qui nous terrorisent ici et ailleurs. Ces bandes pillent, brûlent et menacent le peuple. Nous devons d’abord résoudre ce problème.” Mais la bête noire des manifestants, c’est le Premier ministre Mari Alkatiri. Ils souhaitent sa démission. Pour eux, il est le seul responsable des affrontements qui secouent le Timor comme l’explique l’un des meneurs du mouvement.“Nous laisserons une chance à la situation de se normaliser avant de retourner demander la démission d’Alkatiri” explique Augusto Araujo Tara. Depuis plus d’un mois, le petit Etat du Timor oriental est en proie à la violence. Déjà plus d’une vingtaine de victimes depuis le début de la crise, des centaines de blessés, et comme ici, de très nombreux pillages… Raison de ces affrontements: des tensions ethniques entre Timorais de l’est et de l’ouest, mais aussi des dissensions au sein même de l’armée. Le président du Parlement a ainsi lancé un appel pour que les soldats rebelles déposent les armes dans les 48h. Pour réguler la situation, un contingent de plus de 2000 militaires étrangers est sur place. Pas assez selon Canberra qui demande l’aide des pays asiatiques voisins.