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Coup de théâtre au Cortes, le parlement espagnol

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Coup de théâtre au Cortes, le parlement espagnol

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La droite a rompu ses relations avec le gouvernement Zapatero, sur le dossier du terrorisme. Mariano Rajoy, le leader du Parti populaire soutenu par des associations de victimes, accuse le gouvernement de céder à l’ETA. “En conséquence, le Parti populaire, qui ne peut pas rester les bras croisés devant cette décision, rompt toute relation avec le gouvernement Zapatero,” lance Mariano Rajoy à l’Assemblée. “Nous retirons notre soutien au gouvernement et nous ferons notre possible pour empêcher ce que nous considérons être une grave atteinte à l’ordre juridique, à la démocratie, à l’Etat de droit et à la sécurité des Espagnols”.

Réponse du Premier ministre, José Luis Zapatero : “Depuis la transition démocratique de notre pays, le Parti socialiste, dans l’opposition comme au gouvernement, n’a jamais retiré son soutien ou rompu les relations avec le gouvernement ou avec le parti de l’opposition lorsqu’il s’agit de questions qui touchent à l’Etat, la vie, la liberté ou la sécurité des Espagnols”. Depuis 1998, tous les partis espagnols étaient décidés à résoudre la question du terrorisme. La raison de ce revirement de la droite espagnole, c’est l’intention des socialistes basques de dialoguer avec Batasuna. Le Parti populaire refuse ce qu’il considère comme un retour en grâce d’un parti qui est interdit depuis 2003.