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Zarqaoui, l'ennemi numéro 1 des Américains en Irak

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Zarqaoui, l'ennemi numéro 1 des Américains en Irak

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Avec la disparition de Abou Moussab al-Zarqaoui, le terrorisme en Irak perd son unique visage. En effet le jordanien était en quelque sorte la seule tête visible de la nébuleuse de groupes terroristes qui opèrent en Irak, et dont les membres apparaissent toujours cagoulés dans les vidéos de propagande.
Al Zarqaoui, un symbole, et un meneur, au moins pour les Américains qui avaient mis sa tête à prix, 25 millions de dollars, autant que pour Ousama ben Laden.

La première fois que le grand public entend le nom d’al-Zarqaoui en rapport avec l’Irak, c’est en février 2003 au Conseil de Sécurité de l’ONU. Dans son réquisitoire contre Bagdad, le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell accuse nommément Abu Moussab Al Zarqaoui d‘être le lien entre Al Qaeda et Saddam Hussein, qui lui donne refuge.

De son vrai nom Ahmed Fadhil al Khalaïleh, Zarqaoui est né le 20 octobre 1966 á Zarqa, près de Amman. Sunnite, il appartient aux Bani Hassan, l’une des grandes tribus de Jordanie.
Après avoir lutté contre les Soviétiques en Afghanistan, il rentre en Jordanie. Condamné à 15 ans de prison, il est ammistié en 1999, lors de l’intronisation du roi Aballah II. De retour en Afghanistan, il lutte cette fois contre les Américains. Arrivé en Irak en juillet 2003, après la guerre, al-Zarqaoui va parvenir à mettre le pays à feu et à sang. Son groupe, Al Tawid, renommé plus tard Tanzim, de tendance wahabite, va attaquer autant les Irakiens que les forces d’occupation. C’est surtout la communauté chiite, considérée comme déviationniste par le wahabisme, qui devient sa cible.

Cerveau de l’attentat de Hila, en février 2005, le plus sanglant jamais commis en Irak, al-Zarqaoui a réussi à semer la haine entre les communautés, brouillant la frontière entre résistance et terrorisme. Le 27 décembre 2004, dans une vidéo, Ben Laden confirme que Zarqaoui est “l‘émir” d’Al Qaeda en Irak et que les “frères” lui doivent obéissance.

La portée de sa disparition ne fait pas l’unanimité chez les experts en terrorisme: pour les uns, elle ne changera rien puisqu’ il n‘était plus qu’un symbole; d’autres estiment que sa mort portera un coup au terrorisme jihadiste promu par Ben Laden.