DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Irak : la violence interconfessionnelle recherchée par Zarqaoui

Vous lisez:

Irak : la violence interconfessionnelle recherchée par Zarqaoui

Taille du texte Aa Aa

Le groupe terroriste dirigé par l’ennemi public numéro un des Américains en Irak était accusé d’avoir orchestré les attentats les plus sanglants, y compris dans le pays d’origine de Zarqaoui, la Jordanie. 57 morts à Amman en novembre 2005. Zarqaoui s‘était aussi forgé la réputation de décapiter lui-même certains otages américains.

“Il était sans scrupules et certaines personnes pensaient que c‘était un psychopathe mais il n’en était pas un, explique l’analyste britannique Michael Clarke. Il avait une stratégie très claire pour créer une violence interconfessionnelle en Irak et rendre le pays ingouvernable afin de le faire chuter”. L’extrémiste sunnite avait en effet déclaré une véritable guerre aux soldats américains et irakiens mais aussi aux chiites. 80 tués par exemple lors d’un attentat à la voiture piégée dans la ville sainte de Najaf en 2003. “Je pense qu’avec la mort de Zarqaoui disparaît l’un des grands ingénieurs de la violence interconfessionnelle en Irak, poursuit Michael Clarke, mais cette violence est désormais profondément ancrée dans la société et ce sera difficile de l’empêcher de continuer”. Les Etats-Unis et leurs alliés ne se font guère d’illusions en effet sur la poursuite des violences. Pas moins de 35 personnes ont encore été tuées jeudi dans des attentats perpétrés dans des quartiers de Bagdad à majorité chiite.