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Bilan du sommet de Bruxelles

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Bilan du sommet de Bruxelles

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La capacité d’absorption de l’Europe. Un concept revenu sur le devant la scène avec le sommet qui s’est achevé à Bruxelles. Soucieux de répondre aux inquiétudes des Européens de plus en plus frileux vis-à-vis des élargissements successifs, les Vingt-Cinq ont voulu faire un geste. A l’automne, Bruxelles devra rendre un rapport, ensuite débattu par les dirigeants. Les explications du chancelier autrichien Wolfgang Schüssel :
“Ce qui est important, c’est que la Commission va maintenant définir pour la première fois en quoi consiste cette capacité d’absorption. Cela va, à mon avis, aider à expliquer à une opinion publique parfois sceptique, que nous ne le faisons pas à la va-vite, sans prendre en considération les conséquences, mais que nous le faisons d’une perspective globale et de façon mieux préparée.”

Pour autant, pas question d’en faire un critère au même titre que les critères d’adhésion comme le voulaient la France ou les Pays-Bas. Voilà en tout cas qui confirme le besoin d’adapter les institutions à l’Europe élargie, comme le prévoyait la Constitution.

A propos de la constitution, José Manuel Barroso s’est voulu rassurant. “Nous passons d’une période de réflexion à une période d’engagements actifs pour obtenir une solution institutionnelle et un règlement politique”, a-t-il dit.

La constitution ne devrait pas revenir à l’ordre du jour avant la présidence allemande au premier semestre 2007. Une fois les élections françaises et néerlandaises passées, Berlin mettra des propositions sur la table, et c’est au plus tard fin 2008 que les Vingt-Cinq trancheront sur le sort du traité européen, qu’il soit maintenu, renégocié ou définitivement écarté.