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L'ETA frappée au porte-monnaie

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L'ETA frappée au porte-monnaie

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Le coup de filet réalisé à l’aube par les polices française et espagnole a permis de démanteler le coeur de l’appareil de financement de l’ETA, selon les spécialistes. Treize personnes ont été arrêtées des deux côtés de la frontière. Ces militants présumés de l’organisation terroriste basque faisaient partie d’un réseau qui opérait depuis vingt ans. Sa mission : la gestion et la perception de l’impôt révolutionnaire, exigé des chefs d’entreprise espagnols. L’ETA, qui vit essentiellement de cet impôt, n’hésite pas à perpétrer des attentats contre les récalcitrants.

Parmi les personnes interpellées, le chef du réseau, Angel Iturbe Abasolo. Dans les filets de la police française aussi, Julen Madariaga, l’un des fondateurs d’ETA, qui avait pris ses distances avec l’organisation il y a une dizaine d’années. Mais cette opération peut-t-elle mettre en péril le processus de paix entre Madrid et l’ETA ? La réponse du ministre espagnol de l’Intérieur : “Il n’existe aucun élément significatif empêchant la poursuite du processus de paix, que le gouvernement veut continuer à développer. Ni les juges ni les policiers ne restent les bras croisés”. Le porte-parole de Batasuna a un avis contraire. Pour Arnaldo Otegi, c’est tout simplement “une attaque claire et frontale contre les espoirs de paix”. Madrid s’apprête à annoncer le début des négociations avec l’ETA. Le processus de paix a été ouvert par le cessez-le-feu permanent décrété par l’organisation terroriste le 22 mars dernier.