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Victor Emmanuel, l'héritier d'une dynastie déchue suscite peu d'empathie en Italie

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Victor Emmanuel, l'héritier d'une dynastie déchue suscite peu d'empathie en Italie

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Héritier de la maison de Savoie et seul fils du dernier roi d’Italie, Umberto II, Victor Emmanuel a souvent défrayé la chronique que ce soit dans les pages mondaines ou dans les rubriques judiciaires.
Son arrestation, même si elle a fait la “une” des journaux, n’a guère surpris les Italiens, qui ne lui ont jamais porté une grande estime.

Rentré en Italie en 2002, après 56 ans d’exil et grâce à ses liens avec Silvio Berlusconi, Victor Emmanuel vit la plupart du temps en Suisse, il s’y est installé depuis de longues années au coté de son fils et de son épouse. La Suisse ou se trouve cette petite enclave italienne, Campione d’Italia, et son casino, au coeur de l’affaire.

Selon l’enquête, le prince serait mêlé à un réseau criminel lié au jeux truqués et à la prostitution. Il aurait ainsi mis ses nombreuses relations au service d’activités délictueuses diverses. Ce casino aurait abrité trafic de machines à sous et recrutement de prostituées.

D’autres personnalités sont mises en cause, et parmi elles, le porte-parole de l’ancien chef de la diplomatie Gianfranco Fini. Salvatore Sottile a fait comme d’autres l’objet d‘écoutes téléphoniques, publiées par les journaux italiens. En échange de faveurs sexuelles, il promettait à des jeunes femmes un passage à la télévision. Un responsable de la Rai est aussi impliqué et a été suspendu.

Victor Emmanuel n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. En 1978, en Corse, dans des circonstances douteuses, il abat d’un coup de fusil un plaisancier allemand. 13 ans plus tard, il est acquitté de l’accusation de coups mortels et n‘écoppe que de six mois avec sursis pour détention et port d’armes. Au début des années 70, son nom figure dans un affaire de trafic d’armes, classée sans suite.

Une réputation controversée, qui explique le peu d’empathie des Italiens pour ses ennuis. D’autant qu’il n’a jamais voulu s’excuser au nom de son grand!père Victor Emmanuel 3 pour sa collaboration avec Mussolini, et la signature des lois raciales qu’il avait qualifiées de “pas si graves que cela”.