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Sommet UE/Etats-Unis à Vienne

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Sommet UE/Etats-Unis à Vienne

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Le président américain est à Vienne pour le sommet annuel Etats-Unis/Union européenne. Il est arrivé hier soir en compagnie de sa femme. Cette visite de moins de 24 heures doit, selon un de ses conseillers, permettre de réaffirmer “la forte relation transatlantique actuelle”. On est loin des tensions créées par la guerre en Irak entre Européens et Américains.

Le chef de la Maison Blanche a été accueilli par le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union. Ce mercredi des milliers de manifestants anti-Bush sont attendus. Vienne est sous haute sécurité. Des milliers de policiers autrichiens et américains, en uniforme ou en civil, sont mobilisés. Le centre a été interdit à la circulation. Ce soir, après le sommet, le couple présidentiel partira pour Budapest afin démarquer le 50ème anniversaire du soulèvement anti-communiste hongrois. Plusieurs dossiers sensibles attendent George Walker Bush à Vienne à commencer par le nucléaire iranien, sur laquelle les 25 et la Maison Blanche s’accordent mais les récentes déclarations du président américain agacent les européens. Bush, a en effet mis en garde Téhéran contre d‘éventuelles sanctions si la République islamique ne suspendait pas son enrichissement d’uranium alors que l’Iran n’a pas encore répondu à la proposition de coopération des membres permanents du Conseil de sécurité. Autre pomme de discorde : Guantanamo. Le camp américain basé sur l‘île de Cuba est une zone de non droit notoire, créée en 2002 au nom de la guerre contre le terrorisme. Plus de 460 personnes y sont emprisonnées sans procès ni garanties juridiques. Jusqu’ici les Européens se sont gardés d’interférer mais les récents suicides de trois détenus les ont poussés la présidence autrichienne de l’Union à réclamer la fermeture du camp. Ajoutez à cela l‘éventualité d’un tir d’essai de missile intercontinental par la Corée du Nord, de quoi susciter l’inquiétude à Washington. Le Pentagone a refusé de commenter l’information selon laquelle le système de défense antimissiles américain avait été activé dans la perspective d’un éventuel tir de missile nord-coréen mais la tension est à son comble.