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La Commission prône une réforme radicale pour le secteur du vin

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La Commission prône une réforme radicale pour le secteur du vin

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Commencer par arracher 400.000 hectares de vignes en cinq ans. La Commission n’y va pas par quatre chemins. Pour défendre sa première place mondiale, le marché européen du vin va devoir faire quelques sacrifices. Et Bruxelles de présenter pour la première fois quelques pistes de réforme, radicales mais nécessaires, explique la commissaire en charge de l’Agriculture Mariann Fischer Boel.

“Il est clair que les vins du Nouveau Monde saisissent une part grandissante du marché.”

Chiliens, australiens ou argentins, ces vins rognent d’année en année sur les exportations européennes et s’invitent de plus en plus à la table des Européens. L’Union n’en représente pas moins 60% de la production mondiale. Le problème, c’est qu’une partie de cette production ne trouve pas preneur et doit être distillée ou stockée. La distillation des invendus coûte à elle seule 500 millions d’euros par an au budget européen. Pour Bruxelles, cette méthode doit être supprimée, et seulement utilisée en cas de crise. De même, les nouvelles plantations, déjà limitées jusqu’en 2010, le seraient jusqu’en 2013.
Quant aux techniques de fabrication et aux règles d‘étiquetage, elles deviendraient plus flexibles. Consciente de la levée de boucliers qui l’attend, Bruxelles parle d’une proposition formelle au plus tôt début 2007.