DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Moins de pouvoirs pour le président, plus pour le chef du gouvernement et les régions

Vous lisez:

Moins de pouvoirs pour le président, plus pour le chef du gouvernement et les régions

Taille du texte Aa Aa

La réforme soumise au vote des italiens modifie profondément la constitution en vigueur depuis 1948. Elle s’attaque, tout d’abord à l’institution présidentielle, dont l’un des principaux pouvoirs est fortement réduit.

Avec cette réforme, le président ne peut dissoudre les chambres que sur “demande du premier ministre” ou si celui-ci démissionne, décède, ou si une motion de défiance est votée par la Chambre des Députés.

Le chef du gouvernement, par contre, voit ses pouvoirs renforcés. Il nomme et révoque les ministres sans passer par le président comme c‘était le cas jusqu‘à présent. Il n’a plus besoin d’un vote de confiance des deux chambres, mais seulement de la Chambre des Députés qui “s’exprime” seulement pour approuver le programme. Sa démission entraînerait de facto la dissolution et de nouvelles élections.

La Chambre des Députés adopte les lois nationales, tandis que le Sénat devenu “fédéral” s’occupe des dispositions régionales.

Cette réforme réduit le nombre de parlementaires, tant à la chambre qu’au Sénat, ainsi que l‘âge requis pour siéger. Et elle donne une “compétence législative exclusive” aux vingt régions en matière sanitaire, scolaire et de police.

Un avantage selon Gianfranco Fini, le chef d’Alleanza Nationale : “avoir un rapport entre les régions et l’Etat clairement défini, compétences régionales et compétences de l’Etat, pour nous c’est très important, si une région fait une loi contre l’intérêt national, le gouvernement peut la bloquer.”

La gauche y voit trop de dangers, Piero Fassino, démocrates de gauche: “c’est une réforme chère, qui augmentera la bureaucratie et l’inefficacité, et surtout elle réduit l‘égalité des citoyens qui n’auront plus les mêmes droits, les mêmes opportunités, les mêmes services.” Les constitutionalistes rappellent que la révision de pas moins de 50 articles sur les 139 que compte la constitution n’a été votée que par les députés et sénateurs du centre-droit en 2005.