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La Macédoine aux urnes, sur fond de marasme économique

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La Macédoine aux urnes, sur fond de marasme économique

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Pour la quatrième fois depuis l’indépendance, en 1991, la Macédoine s’apprête ce 5 juillet à renouveller son parlement sous l’oeil attentif de l’Union Européenne. Les sociaux-démocrates du SDSM, dirigés par le Premier ministre sortant Vlado Buckovski, se battent pour se maintenir au pouvoir. La ministre des Affaires étrangères, Ilinka Mitreva, souligne devant ses supporters le principal atout de son parti : ““Ici ensemble avec vous nous célébrons notre statut de pays candidat à l’adhésion européenne, ici nous célèbrerons la victoire le 5 juillet”.
La Macédoine est en effet, depuis décembre 2005, candidate à l’adhésion, et c’est Vlado Buckovski, le leader de l’Union sociale démocrate, héritière du parti communiste, qui a mis le pays sur la voie de l’intégration européenne et de l’OTAN. L’homme est dynamique et ambitieux mais ses piètres performances économiques ont déçu de nombreux électeurs.
La Macédoine reste l’un des pays les plus pauvres d’Europe avec une croissance du PIB de 4%, un produit per capita de 1798 euros, les Macédoniens gagnent en moyenne 240 euros par mois, et un chômage qui dépasse les 30%.

Un bilan qui pourrait bénéficier au principal parti de l’opposition, le VMRO-DPMNE. Des initiales compliquées pour un parti dirigé par un ancien boxeur et acteur de théatre, Nikola Gruevski. L’ex- ministre des Finances extrêmement populaire, pourrait souffler la victoire à l’actuel Premier ministre, et promet de relancer l‘économie moribonde.

Du côté des partis albanais, le favori reste l’Union démocratique pour l’Intégration, menée par Ali Ahmeti. Ancien fondateur de la guerrilla séparatiste, il a ensuite opté pour la modération en devenant le partenaire clef du gouvernement de coalition de Buckovski. Partisan de l’intégration à l’UE et l’OTAN, Ahmeti est défié par les radicaux albanais du DPA, le parti démocratique des Albanais.
Leur chef, Arben Xaferi, après avoir soutenu le modèle multiethnique, est revenu à des positions plus rigides.

Ces élections seront surveillées de près car les scrutins dans l’ancienne république yougoslave, ont toujours été marqués par des irrégularités.