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Beyrouth comme aux pires années de la guerre

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Beyrouth comme aux pires années de la guerre

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Israël a bombardé avant l’aube la banlieue chiite de la capitale libanaise, bastion du Hezbollah. Le siège du commandement du mouvement chiite a été visé ainsi que plusieurs ponts. Des façades de magasins et de bureaux ont été éventrés. Après le blocus aérien, maritime et terrestre contre le Liban, Israël est allé plus loin en bombardant la route internationale reliant Beyrouth à Damas, entraînant sa fermeture. Une voie qu’avaient emprunté un peu plus tôt des milliers de personnes, Libanais ou étrangers, pour tenter de fuir le pays.

Un peu plus tôt, les chasseurs bombardiers israéliens avaient visé à deux reprises l’aéroport international. Et la crise menace de s‘étendre à toute la région. Le président iranien Ahmadinejad a mise en garde Israël contre toute agression contre la Syrie, menaçant l’Etat hébreu d’une riposte cinglante.

Dans ce contexte, le ministre de la défense israélien Amir Peretz prévient : “tous les régimes souverains dans la région doivent savoir qu’ils portent une responsabilité. Ils ne seront pas épargnés par la riposte.”
Pour sa part, le ministre libanais de l’information Ghazi al-Aridi a déclaré que le cabinet libanais en appelait “au Conseil de sécurité des Nations Unies pour prendre une décision immédiate visant à lever le blocus et à mettre fin à l’agression israélienne qui tue des civils innocents et détruit les infrastructures.”
Depuis mercredi, les bombardements israéliens ont tué au moins 55 personnes au Liban.