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Des ruines et des rues pleines de gravats

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Des ruines et des rues pleines de gravats

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Il ne reste rien du sud de Beyrouth après une semaine de bombardements israéliens. Des immeubles en ruine, des rues pleines de gravats, des quartiers entiers sinistrés. Considéré comme le fief du Hezbollah, le sud de la ville et sa banlieue ont été systématiquement pilonnés par les avions et les chars de Tsahal.

A côté des dégâts matériels dont on peut déjà imaginer l’ampleur, c’est une vraie crise humanitaire qui se profile avec cette guerre.

Rappelant les années noires de l’invasion israélienne au Liban il y a plus de vingt ans, des dizaines de milliers de réfugiés se pressent aujourd’hui dans les parcs et les écoles de Beyrouth.

“Nous avons été déplacés à cause des Israéliens et des Américains, déclare cette femme. Que Dieu leur donne la défaite ! Nous ne sommes pas responsables de ce qui est en train d’arriver. Si Dieu le veut, nous vaincrons !”

“Nous avons du venir ici car le sud est pilonné, raconte un homme. Nous aimerions que notre gouvernement puisse contacter les présidents des autres pays, pour que nous puissions retrouver nos maisons et nos familles”.

Selon de nombreux témoignages sur place, de nombreux sans-abris arrivés du sud ne peuvent déjà plus trouver refuge dans la capitale libanaise.