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Instabilité politique au Liban

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Instabilité politique au Liban

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Le 14 février 2005, le Premier ministre Rafik Hariri est assassiné. Un mois plus tard, les Libanais descendent dans la rue. Une manifestation géante qui donnera naissance au mouvement Forces du 14 mars. Dans le même temps, les troupes syriennes mettent fin à l’occupation du pays. Le Liban retrouve l’indépendance. Mais pas la stabilité.

Damas a durablement marqué le paysage politique, déjà complexe en raison de sa mosaïque religieuse. Désormais, il faut compter avec les pro et les anti-syrien au sein même du gouvernement. Deux enjeux paralysent la situation : le sort du président Emile Lahoud, pro-syrien et le désarmement du Hezbollah, qui fait parti du gouvernement.
D’un côté, ceux qui réclament le départ de Lahoud : les forces du 14 mars, qui réunissent Saad Hariri, le fils du Premier ministre assassiné, ses alliés druzes emmenés par Wallid Jumblatt et le chrétien Samir Geagea.
Dans le camp opposé, le Hezbollah de Nasrallah aidé par Michel Aoun, ex-champion de la lutte anti-syrienne. Aoun, qui aimerait prendre la place du président.
En attendant, Nasrallah et Aoun, forts de leurs députés au Parlement, font blocage.

Quant au désarmement du Hezbollah, il avait fait l’objet d’un début de compromis, quand le parti de Dieu et Saad Hariri était encore coalisés. Aujourd’hui les alliances ont changé. Or les chiites sont omniprésents dans le sud, où ils contrôlent tous les secteurs de la société. Et leur mot d’‘ordre, la lutte contre l’invasion israélienne, rencontre un écho favorable dans la population.

Le conflit larvé entre le Hezbollah et le reste du gouvernement ravive les craintes d’une nouvelle guerre civile chez les Libanais. Autre risque pour le pays du Cèdre : un intervention de Damas et le risque de retomber dans le giron syrien.