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Ta Mok ne répondra pas de ses crimes devant le tribunal spécial au Cambodge parrainé par l’Onu. L’ancien commandant militaire des Khmers rouges est décédé. Agé de 82 ans, il avait été hospitalisé en juin dernier à l’hôpital militaire de Phnom Penh, la capitale, pour des problèmes cardiaques et respiratoires. Tombé dans le coma voilà une semaine, il a finalement succombé et donc emporté avec lui un témoignage extrêmement précieux pour les victimes des Khmers rouges.

“Je regrette la mort de Ta Mok, il n’a pas dit la vérité au monde. Nous perdons là un témoin clé pour le procès”, résume un habitant de Phnom Penh.

Ta Mok était en effet l’un des derniers chefs du régime ultra-maoïste et ultra-nationaliste de Pol Pot, instauré entre 1975 et 1979. Il était surtout l’un des deux seuls anciens haut-responsables détenus et inculpés de génocide et de crimes de guerre. Son surnom, “le Boucher”, il le devait à sa réputation de chef impitoyable. C’est lui qui aurait supervisé les purges du régime. Au total près de deux millions de personnes sont mortes sous le joug des Khmers rouges. Le procès de Ta Mok devait se dérouler à la mi-2007.

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