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Valse des diplomates au Proche-Orient

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Valse des diplomates au Proche-Orient

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La communauté internationale s’implique davantage dans cette crise. Et la pression commence à porter ses fruits puisqu’Israël, par la voix de son ministre de la Défense, se dit prêt à accepter le déploiement d’une force internationale au sud-Liban, sous contrôle de l’OTAN.

En visite à Beyrouth, l’envoyé spécial de l’ONU plaide, lui, pour un arrêt immédiat des violences. “Cela ne mène à rien, explique Jan Egeland. Il n’y a pas de solution militaire, il ne peut y avoir qu’une solution politique. Dans les prochains jours, l’ONU va acheminer ici, par bateau, de l’aide humanitaire. Mais pour atteindre les populations civiles, nous avons besoin d’un corridor humanitaire. Pour le moment, ce corridor n’est pas garanti.” Cette question de l’aide humanitaire, et celle du cessez-le-feu, seront au centre des discussions de la conférence internationale, prévue mercredi en Italie.

Pour l’heure, les chancelleries européennes se rendent dans la région en ordre dispersé. Le ministre français des Affaires étrangères, était ainsi à Haïfa en Israël. Philippe Douste-Blazy a réaffirmé la solidarité de la France. “Ici comme ailleurs, dans ce conflit, mes pensées émues (…) vont vers les victimes civiles et leurs familles… ces victimes innocentes dont les souffrances sont injustifiables”.

Le chef de la diplomatie britannique vient également en visite en Israël. Il succède à son homologue allemand, Franck Walter Steinmeier. Enfin, Condolezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine, est attendue ce soir dans l’Etat hébreu. Depuis le début de la crise actuelle, les Etats-Unis ont apporté un soutien indéfectible à Israël.