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Conférence de Rome: aucune avancée concrète

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Conférence de Rome: aucune avancée concrète

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Aucun cessez le feu immédiat. Voilà en substance ce que l’on peut retenir de la conférence internationale sur le Liban qui s’est tenue à Rome ce mercredi. La pression internationale n’a pas suffi. Les Etats Unis ont résisté aux ministres des affaires étrangères d’une quinzaine de pays. Washington, par la voie de sa secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, n’a jamais caché que tout arrêt des violences ne pouvait être conjugué que sur un mode durable.

Aux yeux du 1er ministre libanais, il ne fait pourtant aucun doute que “la tuerie doit prendre fin maintenant”. Fouad Siniora a réaffirmé que l’opération menée sur son territoire était disproportionnée. “Si je me trouvais à la place du 1er ministre israélien” a-t-il expliqué “j’aurai fait demi-tour afin de résoudre les vrais problèmes. Car ces dernières années, les opérations menées par Israël n’ont jamais renforcé sa propre sécurité”.

Pour sa part, Condoleezza Rice a appelé la Syrie et l’Iran a changer de politique au Proche-Orient et au Liban en particulier. “Il est grand temps que chacun fasse un choix sur son rôle au Proche-Orient” a-t-elle affirmé à l‘égard de Damas et Téhéran, ajoutant ne pas vouloir revenir au statu quo antérieur.

Reste le projet d’une force internationale. Il a été lancé il y a une dizaine de jours au sommet du G8 de Saint-Pétersbourg. La crise débutait alors. Mais sur ce point encore, on est resté très vague sur un éventuel mandat, une éventuelle composition, un éventuel déploiement.