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Cana, ville fantôme

Cana, deux jours après son bombardement par l’armée israélienne, est une ville fantôme. La trêve de 48 heures aidant, la population a achevé de quitter la ville dévastée et c’est ce mardi qu’est arrivé un convoi des Nations Unies transportant de l’aide humanitaire. Scène presque surréaliste que ce camion arrivant au milieu de rues désertes pour décharger des paquets que personne ne vient réclamer.

Robin Lodge, du programme alimentaire mondial : “Il n’y a aucun signe de la population civile, les gens se sont cachés ou sont partis dans les villages alentour. On nous a dit que des gens pas loin vont recevoir notre aide. Ce sont les autorités municipales qui vont s’occuper de la distribution”.

Les rares civils qui sont restés sont désabusés. Ils ont tout perdu, alors quelques kilos de riz. “L’aide n’est arrivée qu’aujourd’hui mais nous n’en voulons pas. Ce que nous avons connu il y a deux jours était un vrai massacre… Tous ces enfants tués… Ces provisions ne vont pas nous aider. Nous voulons que tout le monde s’unisse et prenne position pour un cessez-le-feu”.

Les agences internationales entendaient profiter du relatif répit dans les combats pour acheminer l’aide vers les zones les plus sinistrées mais ce travail est- en réalité – resté aussi difficile et périlleux.

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