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La pénurie de carburant menace au Liban

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La pénurie de carburant menace au Liban

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Le blocus imposé par Israël est en train d’asphyxier le pays du cèdre. La marée noire qui affecte le tiers du littoral libanais n’a pas épargné Byblos. Le Saint-Tropez du pays n’avait pas besoin de cela pour être déserté par les touristes. Pour ce gérant d’hôtel le constat est amer : “On a passé vingt ans de guerre et puis on a eu la reconstruction du Liban depuis dix ans. Et maintenant c’est la destruction totale de l’infrastructure. Alors les gens sont dégoutés”.

Une centaine de ponts, des usines, des dizaines de milliers de bâtiments ont été détruits par les bombardements israéliens. Coût des dégâts, près de deux milliards d’euros estime le gouvernement libanais. Malgré la guerre, certaines entreprises tentent de poursuivre leur activité. Elles ont choisi de quitter la ville pour les montagnes : “On est pas très loin mais pour le moment on espère que les gens vont être épargnés. Je ne sais pas, je n’ai aucune idée mais déjà psychologiquement on se sent plus en sécurité”, témoigne Stéphanie Lorfing Madi, ingénieur en informatique à la société Murex.

Mais les effets du blocus se ressentent chaque jour davantage. Les stocks de carburant sont au plus bas. Le Liban pourrait faire face à une pénurie d’ici une semaine s’il n’est pas approvisionné, a prévenu le Premier ministre Fouad Siniora. En attendant, dans les quelques stations encore ouvertes, la distribution est rationnée à dix litres par personne et par jour.