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Les déplacés israéliens sur la route du retour dans le nord du pays

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Les déplacés israéliens sur la route du retour dans le nord du pays

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Un retour chargé d‘émotion mais aussi d’interrogations. Un mois de conflit a poussé des centaines de milliers d’Israéliens à fuir le Nord du pays. 700 missiles du Hezbollah ont frappé la ville de Kyriat Shmona à la frontière libanaise. 70% de la population est partie. Ceux qui sont restés aux abris comme Ayla, constatent les dégâts avec colère : “Le gouvernement nous a laissés ici pendant un mois et regardez, les soldats kidnappés ne sont même pas rentrés et les terroristes sont encore proches de la frontière”.

Le lourd bilan de l’opération a réussi à effacer le soutien des Israéliens à leur Premier ministre. 34 jours de combats ont fait 157 morts, un millier de blessés et des dégâts importants. Les critiques ciblent le manque de coordination et d‘équipement des soldats sur le terrain. Elles soulignent les erreurs stratégiques, les hésitations et le manque d’aide à la population.

Devant la Knesset lundi, Ehud Olmert a reconnu des défaillances dans son action mais il a préféré mettre en avant la victoire sur le Hezbollah. Cet argument n’a plus le même poids en Israël qu’il y a deux semaines. Plusieurs députés demandent une enquête, certains réclament même la tête du Premier ministre.

L’ancien chef du gouvernement Benyamin Nethanyaou s’est fait le porte-parole de ces critiques. Il affirme qu’il y a eu de nombreux échecs concernant notamment l’identification de la menace, des échecs aussi dans la gestion de cette guerre. Si en mars, le plan de retrait unilatéral de la Cisjordanie avait permis à Olmert de remporter les élections et de gagner la confiance des Palestiniens, son manque d’expérience militaire semble tout remettre en cause.

Les derniers sondages son éloquents : 60% des personnes ayant voté pour Kadima et les travaillistes ne lui font plus confiance. Mais le changement de visage d’Ehud Olmert et d’Amir Peretz, son ministre de la Défense, semble en même temps faire revivre le camp de la paix en Israël. Le 5 août dernier, pour la première fois depuis le début du conflit, il est descendu dans la rue.