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Les mesures antiterroristes de plus en plus critiquées par les opérateurs aériens

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Les mesures antiterroristes de plus en plus critiquées par les opérateurs aériens

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Le chaos dans les aéroports de Londres ces derniers jours soulève les critiques des passagers et des compagnies aériennes sur l’application des mesures anti-terroristes. Depuis les attentats de Septembre 2001, les contrôles sur les passagers se sont systématiquement adaptés aux stratégies utilisées par les terroristes : interdiction des objets coupants et renforcement des fouilles corporelles en 2002, contrôle des chaussures après un attentat manqué à la chaussure piégée sur un vol Miami Londres.

Depuis le 10 Août, le gouvernement britannique joue sur la même ligne de prévention, interdisant bouteilles à bord et limitant les bagages à main, après l‘échec d’un supposé attentat. Pendant que les autorités préparent de nouvelles mesures de surveillance, à l’instar du très polémique système de “profiling de terroristes”, un vrai contrôle personnalisé semble la seule stratégie efficace, la pire pour les compagnies aériennes.

Michael O’Leary, de Ryan Air : “Je voudrais avoir une explication du Ministère des transports… Pourquoi ce sac est-il sans risque à bord d’un appareil, alors que le sac classique à roulettes qu’ont la plupart des passagers n’est pas sûr. C’est fou. C’est une farce des autorités de sécurité de l’aviation qui permet aux terroristes de perturber l’industrie du transport britannique”.

Le blocus anti-terroriste des aéroports britanniques a coûté de 74 à 148 millions d’euros aux compagnies aériennes britanniques. Plusieurs opérateurs, qui reconnaissent néanmoins l’obligation de sécurité, demandent une enquête sur les décisions prises par le gouvernement, regrettant que le personnel supplémentaire nécessaire à leur application n’ait pas été mobilisé.

Ian Aisles, président de la Fédération des Tour-Opérateurs : “Le gouvernement est clairement l’un des protagonistes. Les aéroports sont gérés par des compagnies différentes, mais c’est le gouvernement qui y décide de la sécurité. Ce que nous voulons c’est qu’il fasse réellement partie, en tant qu’actionnaire des aéroports, de l’enquête, et qu’il en tire les conséquences.”

Par-delà tout l’appareil sécuritaire mis en marche par le gouvernement britannique, la presse souligne qu’en l’absence d’une politique sécuritaire coordonnée au niveau européen, il serait toujours possible à un terroriste de prendre un avion dans un aéroport non-britannique pour venir s‘écraser à Londres.