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Au Liban, une trêve bien fragile

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Au Liban, une trêve bien fragile

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A Beyrouth hier dimanche ; à Jérusalem aujourd’hui lundi. Les deux envoyés spéciaux des Nations unies, le Norvégien Roed-Larsen et l’Indien Nambiar, poursuivent leur tournée au Proche-Orient. Avec un maître-mot : obtenir de leurs interlocuteurs le respect de la résolution 1701 des Nations unies, alors qu’ils sont eux-mêmes convaincus que la trêve est bien fragile.

“Nous sommes encore sur le fil du rasoir, a ainsi commenté Roed-Larsen. Tout peut facilement déraper de nouveau et nous entraîner rapidement dans un abîme de violence et d’effusion de sang.” Ces craintes, les émissaires des Nations unies les transmettront donc ce jour au Premier ministre israélien Ehud Olmert. Olmert, qui a appelé son homologue italien Romano Prodi pour lui transmettre le désir d’Israël que l’Italie prenne le commandement de la force multinationale renforcée. Un souhait manifestement partagé par le Liban.

Et voilà qui pourrait accélérer le déploiement de la FINUL nouvelle formule alors que les pays potentiellement contributeurs en troupes tardent à concrétiser leurs promesses. En particulier la France, critiquée pour son manque d’empressement. La France, qui a demandé une réunion au niveau européen pour clarifier la “solidarité envers le Liban”. Cette réunion devrait se tenir mercredi.