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Gérer l'eau autrement pour éviter les pénuries d'ici 2050

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Gérer l'eau autrement pour éviter les pénuries d'ici 2050

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Transformer radicalement la gestion de l’eau pour éviter que la planète ne soit confrontée à des pénuries d’ici 50 ans, c’est l’appel que viennent de lancer des experts dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau. Deux rapports publiés ces derniers jours prévoient de sérieuses restrictions d’eau dans les grandes métropoles dans les années à venir et pointent du doigt la mauvaise gestion des ressources hydrauliques.

Londres est l’une des villes citées. Des hivers moins pluvieux ont fait baisser les ressources de la ville, situation aggravée par les fuites dans le réseau vétuste qui généreraient un gaspillage quotidien égal à 300 piscines olympiques.

Plusieurs centaines d’experts et d’ organisations planchent à Stockholm sur la question toute la semaine. “Ce qui apparait aujourd’hui doit nous alerter : il y a six ans nous estimions qu’un tiers de la population mondiale allait souffrir de pénuries d’eau d’ici 2025, or nos dernières études montrent qu’en réalité le tiers de la population connait déjà cette situation de pénurie” a déclaré le professeur Rijsberma.

Parmi les différents thèmes à l’ordre du jour à Stockholm, la réduction de l’eau servant dans l’agriculture qui représente 74% de l’utilisation mondiale. Selon les experts, aujourd’hui, pour produire un verre de lait on dépense plus de 200 litres d’eau, un kilo de mais en nécessite 4.000 litres, et un kilo de viande industrielle près de 10 mille litres.

Des situations plus alarmantes dans des pays en développement comme la Chine et l’Inde ou l’on constate une sur-exploitation des ressources hydrauliques. Avec l’augmentation de la population, et sans une amélioration des techniques de culture, cette consommation pourrait augmenter de 80% d’ici 2050.

Actuellement 1,6 milliards de personnes souffrent dejà de pénurie d’eau dans le Nord de l’Afrique et de la Chine, ou dans le sud-ouest des États-Unis, situation renforcée par la corruption. Les experts estiment que 20 à 40% de l’investissement dans le secteur de l’eau ne parvient pas aux populations qui en ont besoin.