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Des néo-nazis flamands préparaient des actes terroristes

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Des néo-nazis flamands préparaient des actes terroristes

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Ils voulaient déstabiliser la Belgique. 17 personnes, dont dix militaires, appartenant à un groupuscule néo-nazi, ont été interpellées hier. Membres de BBET, la déclinaison flamande du mouvement très radical d’extrême-droite Blood and Honour, ils projetaient de mener des actions terroristes pour ébranler le royaume et ses institutions.

Les perquisitions, menées dans cinq casernes militaires et à dix-huit adresses privées, ont été concluantes. Le procureur fédéral Daniel Bernard : “Il semble en effet que des premiers documents que l’on a saisis et dont on avait déjà des éléments dans l’enquête, qu’ils voulaient s’attaquer à la structure de l’Etat belge”.

Au cœur du réseau, un militaire identifié par les initiales B.T. En poste au Régiment Libération de Léopoldsburg, il avait l’intention de passer à l’acte selon les enquêteurs. “Il y avait énormément de munitions, a précisé le procureur fédéral. Des armes de toutes natures. Des armes de défense, des armes de sport, de chasse, des armes de guerre, etc. Des détonateurs, et surtout de la littérature d’extrême-droite et même néo-nazie”.

B.T. organisait même divers stages paramilitaires, parfois sur des terrains de l’armée belge, à son insu. Patrick Coeman travaille pour l’organisation Blokwatch, chargée de traquer les activistes d’extrême-droite. Pour lui, le groupuscule Blood and Honour, qui n’est pas interdit en Blegique, est puissant parce qu’il fait office de refuge pour les activistes des groupuscules d’extrême-droite ou à relents nazis interdits dans d’autres pays d’Europe.