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Après l'attentat de Diyarbakir, les séparatistes kurdes pointés du doigt

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Après l'attentat de Diyarbakir, les séparatistes kurdes pointés du doigt

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Le bilan s’alourdit à Diyarbakir. Au total ce sont 11 personnes, dont sept enfants, qui ont trouvé la mort dans l’attentat qui a frappé la ville hier soir, le plus meurtrier en Turquie depuis le début de l’année. Attaque à la bombe toujours pas revendiquée, mais la police soupçonne les séparatistes kurdes du PKK, ou l’une de ses mouvances radicales, les Faucons, d’en être à l’origine. Diyarbakir, une ville de 600.000 habitants à majorité kurde du sud est du pays, est considérée comme l’un des bastions du mouvement séparatiste.

La bombe, sans doute déclenchée à distance par téléphone portable, a explosé près d’un arrêt de bus dans le parc de Baglar, qui attire le soir de nombreux promeneurs. Selon certaines sources, l’engin aurait pu aussi être activé par erreur par un militant, qui figurerait parmi les victimes. Après un cessez-le-feu unilatéral de 5 ans, l’organisation a repris fin 2004 ses attaques, 16 attentats depuis le début de l’année, notamment contre des stations balnéaires.

Ankara, qui a reçu hier la visite d’un émissaire américain, demande à Washington de l’aider à contrer les rebelles kurdes qui utilisent le nord de l’Irak comme base arrière.