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Ségolène Royal : une visite pas aussi discrète qu'elle l'aurait souhaité à Bruxelles

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Ségolène Royal : une visite pas aussi discrète qu'elle l'aurait souhaité à Bruxelles

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Ségolène Royal n’est en effet pas passée inaperçue, la présidente de la région française Poitou-Charente restant la favorite des sondages pour la candidature socialiste à la présidentielle française en 2007. Pas de conférence de presse après ses rencontres avec le président du Parlement européen Josep Borrell… Mais quelques déclarations tout de même : “je crois que c’est une erreur de mettre la réforme des institutions comme préalable à la définition des actions européennes et à la définition d’un avenir pour l’Europe, un avenir enthousiasmant. L’idéal européen doit être repensé, et c’est comme ça ensuite qu’on pourra expliquer qu’il faut une réforme des institutions”.

Une visite effectuée quelques jours après celle de Nicolas Sarkozy, ministre français de l’Intérieur et son rival de droite pour la présidentielle. Paul Magnette, de l’Institut d‘études européennes à l’Université Libre de Bruxelles. “C’est très difficile pour Ségolène Royal, parce qu’elle doit avoir une position qui tienne l’ensemble du Parti socialiste alors qu’on sait qu’il est très divisé depuis le rejet du Traité Constitutionnel. Et en plus, elle sait aussi qu’elle doit gagner les voix de la gauche, à la gauche du Parti socialiste où la critique de l’Europe est extrêmement forte : sans les voix communistes, sans les voix trotskistes, etc…, elle ne peut sans doute pas gagner une majorité, donc elle doit être extrêmement prudente sur l’enjeu européen pour ne pas s’aliéner une part de l‘électorat qui est stratégiquement utile pour elle.”

Ségolène Royal s’est tout de même exprimée sur la Turquie, estimant que tout rejet brutal d’un pays aurait des effets désastreux, Ségolène Royal qui n’a cependant pas exclu non plus l’idée de simple partenariat avec l’Union.