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L'avenir de Telecom Italia provoque un affrontement politique en Italie

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L'avenir de Telecom Italia provoque un affrontement politique en Italie

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La volonté de Telecom Italia : le premier groupe italien de télécommunications, de diviser en deux son activité a provoqué la discorde entre le groupe et le gouvernement italien, pendant la visite en Chine du président du conseil Romano Prodi. Et c’est de Pékin que le conseiller économique de Romano Prodi : Angelo Rovati, a décidé à son tour de démissionner. Il avait envoyé un rapport au PDG de Telecom Italia lui proposant un rachat des réseaux du groupe télécoms.
“Il y a deux raisons qui m’ont convaincu que démissionner était la meilleurs chose à faire a affirmé Angelo Rovati. Tout d’abord la démission de Tronchetti Provera qui a fait un pas en arrière pour assainir l’atmosphère dans cette affaire. Deuxièmement : le communiqué du gouvernement italien qui a annoncé – et moi je pense que c‘était bien de le faire – une discussion sur la situation du secteur des télécommunications en Italie”.

L’envoi du rapport au PDG de Telecom Italia démissionnaire, a renforcé l’idée que le gouvernement Prodi cherchait à réintégrer Telecom Italia et d’autres grandes entreprises du pays dans le giron de l’Etat. Une chose est sure : le gouvernement italien ne veut pas que le groupe sépare ses activités en deux.

Apparemment la volonté du gouvernement Prodi est de mettre la main sur les activités de téléphonie fixe qui assurent 72% de ses revenus au groupe, tout en s’assurant que les réseaux mobiles de l’opérateur TIM : 40% du chiffre d’affaires 2005 ne seront pas vendus à un opérateur étranger. En effet, avec 42 milliards de dette, le groupe doit vendre des actifs pour alléger sa charge financière. Quand au nouveau président de Telecom Italia : Guido Rossi, il avait dirigé en 1997 la manœuvre des privatisations du secteur des télécommunications en Italie.