DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Sakhaline 2 : une affaire d'argent affirment les analystes

Vous lisez:

Sakhaline 2 : une affaire d'argent affirment les analystes

Taille du texte Aa Aa

C’est l’avis d’un grand nombre d’analystes : en mettant la pression sur le groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, Moscou cherche à se réserver une bien plus grosse part des revenus du projet petro-gazier Sakhaline 2, en faisant entrer une compagnie russe dans le consortium du projet. Mais le Kremlin, en retirant l’autorisation d’exploitation à Shell pour des questions d’environnement, a suscité de vives réactions.

“Selon son porte-parole, le commissaire européen à l‘énergie Andris Piebalgs a pris cette annonce très au sérieux, ajoutant : pour que les compagnies soient disposées à investir dans des projets énergétiques de plusieurs milliards d’euros, il est nécessaire de leur offrir, en Russie, comme dans l’Union européenne ou dans tout autre pays, un climat d’investissement sur et prévisible. Sans celà, a poursuivi le porte-parole du commissaire européen à l‘énergie, l’investissement dans des nouveaux projets énergétiques deviendra très problématique en créant des incertitudes sur l’offre d‘énergie dans le monde à l’avenir”.
Royal Dutch Shell possède 55% du consortium qui gère le projet Sakhalin 2 à côté des deux maisons japonaises de négoce pétrolier. Les réserves de Sakhalin 2 : 1 milliard de barils de brut et 500 milliards de mètres cubes. Shell y a déjà investi l‘équivalent de 8 milliards d’euros.

Le projet prévoit la construction du plus important site mondial de gaz naturel liquéfié. Shell affirme avoir travaillé main dans la main avec les autorités russes jusqu’au mois d’aout pour respecter toutes les règlementations en vigueur, notamment en matière d’environnement. De leur côté, l’américain ExxonMobil et le français Total ont déjà reçu un avertissement sur la non conformité technique des projets qu’ils exploitent dans l’extrême Orient russe.