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Démission du président d'Airbus

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Démission du président d'Airbus

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Christian Streiff n’aura pas survécu à l’annonce du nouveau retard de livraison de l’A380 et à ses conséquences. Après trois mois de présence, l’ancien N°2 du groupe Saint Gobain a démissionné car il n’aurait pas obtenu les pleins pouvoirs de sa maison mére EADS pour mettre en oeuvre son plan de redressement doté de trois volets : industriel, social et économique.
Christian Streiff était un Président sans pouvoir. Il devait rendre des comptes à Thomas Enders le co-président allemand d’EADS au nom du principe de l‘équilibre entre français et allemands sur lequel est bâti EADS. Streiff n’avait pas le pouvoir de nomination sur les postes clés de l’entreprise.

Son successeur à la tête d’Airbus a été nommé : c’est Louis Gallois qui reste co-président français d’EADS.
La tension était visible depuis quelques jours entre l’ex-patron d’Airbus et les administrateurs d’EADS qui s’inquiétaient des conséquences du traitement de choc proposé sur l’emploi en France et en Allemagne : deux pays oú Airbus emploie respectivement 21.000 et 19.000 salariés.

Le programme de Streiff prévoyait le rapatriement de l’assemblage de l’A380 de Hambourg à Toulouse. Un changement jugé catastrophique et tout compte fait inimaginable par la direction allemande de la maison mère.
En fait, ce sont les règles de gouvernance du géant aéronautique européen qui sont en cause.