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Alors que les cris d’indignation face à l’assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaïa retentissent encore dans le monde entier et à Moscou, le Kremlin rompt un long silence. “Le Kremlin qui a tué la liberté de parole”, disent à Moscou des messages affichés devant l’immeuble où la journaliste connue pour son indépendance face au pouvoir a été abattue ce week-end.

“Si nous ne nous défendons pas nous-mêmes et si la population ne défend pas les journalistes, d’autres seront tués. C’est sûr, dit cette russe qui dénonce la corruption au sein du pouvoir. Les voleurs sont toujours effrayés par la vérité. Et la vérité a été tuée avec Anna Polit-kovs-kaïa”.

Anna Politkovskaïa a critiqué sans relâche les exactions commises en Tchétchénie et préparait un article sur les tortures exercées par des milices pro-russes dans la république séparatiste. Vladimir Poutine a promis ce lundi que tous les efforts nécessaires seraient entrepris pour mener une enquête objective sur la mort de Politkovskaïa. Le Kremlin a publié un communiqué laconique à ce sujet.

Plusieurs organisations ont dénoncé une attaque contre la démocratie et réclamé une enquête indépendante.

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