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Les gouvernements britannique et irlandais se sont montrés optimistes hier soir après la première session de discussions pour réactiver les institutions nord-irlandaises, gelées depuis 2002. C’est le rendez-vous de la dernière chance pour s’accorder sur le partage du pouvoir. “Le moment est venu d’obtenir des résultats complets”, a déclaré Tony Blair à son arrivée à Saint-Andrews, en Ecosse.

Etat d’esprit positif également dans le camp du principal parti unioniste protestant, qui souhaite que l’Irlande du Nord continue à faire partie du Royaume-Uni. Mais son irréductible chef, le révérend Ian Paisley a pourtant indiqué qu’il n’avait rien à donner. Un message clairement adressé aux républicains catholiques du Sinn Fein, la branche politique de l’IRA, l’Armée républicaine irlandaise. Les protestants ont en effet toujours refusé de siéger aux côtés du Sinn Fein tant que son bras armé n’aurait pas renoncé à la violence. Or, le parti de Gerry Adams se trouve désormais conforté par les conclusions des experts sur le désarmement de l’IRA la semaine dernière.

L’accord est donc à portée de main, encore faut-il qu’il soit signé le 24 novembre au plus tard, sinon l’assemblée sera dissoute et les pouvoirs rendus à Londres.

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