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Des peines plus sèvères pour les agresseurs des représentants des forces de l'ordre

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Des peines plus sèvères pour les agresseurs des représentants des forces de l'ordre

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Un an après les violences en banlieue, les syndicats de police dénoncent la multiplication des agressions quasi militaires contre les forces de l’ordre. Ils réclament des sanctions exemplaires et en ont fait part ce matin au directeur général de la Police nationale.

La situation ne s’est donc pas améliorée depuis la vague de violence de l’automne 2005. Selon les chiffres de la direction nationale de la police, les agressions commises contre des policiers en mission sont passées de 3842 en 2004 à 4246 en 2005. On en compte plus de 2450 depuis le début de l’année.

Dernière agression en date, vendredi dernier à Epinay-sur-Seine en région parisienne. Une équipe de la brigade anti-criminalité s’est retrouvée face à une trentaine de jeunes. L’un des policiers a été blessé. Scénario à peu près identique lors des prédécentes agressions.

Les policiers redoutent une montée des tensions jusqu‘à la présidentielle de 2007. Et ils affirment être confrontés à des jeunes résolus à en découdre et désireux d’attirer les caméras de télévision. Les syndicats prônent donc le renforcement des effectifs des commissariat en zones sensibles et appellent à des peines plus sévères contre les agresseurs des représentants des forces de l’ordre.

Nicolas Sarkozy en a fait son cheval de bataille. Pour le ministre français de l’Intérieur, la justice doit être plus ferme dans les banlieues.

Le Premier ministre n’est pas en reste sur le sujet. Dominique de Villepin a fait un point sur la situation en recevant lundi les représentants d’associations de banlieue.
La campagne électorale française a déjà débuté.