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Cité des Bosquets : "rien n'a changé, c'est pire qu'avant"

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Cité des Bosquets : "rien n'a changé, c'est pire qu'avant"

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Nous sommes à la cité des Bosquets, dans la banlieue parisienne, un an après l’explosion de violence qui avait sorti les ghettos français de l’ombre. Gounedy Traore, médiateur et résident de Clichy-sous-Bois, montre l‘état de délabrement de ces bâtiments: “Rien n’a changé, au contraire, c’est encore pire qu’avant. Les jeunes, la plupart, ils ont du mal à trouver du travail, les associations n’ont pas de subvention, il n’y a plus rien. Les jeunes, ils ne savent plus quel chemin prendre, ça devient plus compliqué qu’avant.”

Selon un sondage, l‘éducation et la lutte contre le chômage sont les priorités pour améliorer la situation dans les cités, arrive ensuite l’aménagement urbain pour casser la ghettoïsation. La répression n’arrive qu’en 4ème position auprès des sondés comme moyen de lutter contre l’insécurité. Pour les jeunes des cités, comme Amad Li, une étincelle suffit pour tout enflammer à nouveau: “Ce sont des contrôles musclés, des interventions qui se passent très, très mal, des bavures. Déjà il faudrait nous remettre cette police de proximité qui était chère à nos yeux, pas cette police de répression : malheureusement on a à faire à des cowboys, et ce n’est pas la bonne idée.”

Mais tout n’est pas négatif, des bénévoles des associations des cités, comme Mehdi Bigaderne, constatent une prise de conscience citoyenne auprès de la jeunesse : “On a vu que près de mille jeunes se sont inscrits sur les listes électorales en l’espace de 15 jours. C’est énorme, du jamais vu”. Casser les clichés, en finir avec les ghettos, ce que l’ont veut dans les cités des banlieues, c’est cesser de croire qu’on peut résoudre des problèmes politiques grâce aux forces de l’ordre.