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Scandale de l'espionnage fiscal en Italie : Berlusconi sur la sellette

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Scandale de l'espionnage fiscal en Italie : Berlusconi sur la sellette

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Qui a ordonné en Italie l’espionnage des dossiers fiscaux de Romano Prodi ainsi que d’autres personnalités politiques et pourquoi? C’est ce que veulent savoir les partis de centre gauche au pouvoir. Les faits remonteraient principalement au printemps dernier, quand Romano Prodi, alors dans l’opposition, était en pleine campagne électorale. Hier, 128 personnes ont été perquisitionnées dans toutes les régions d’Italie pour “consultations abusives de situations fiscales”.

Piero Fassino, le secrétaire général de DS, Démocrates de Gauche, a déclaré hier que Berlusconi et l’ex-ministre de l‘économie “ont le devoir de s’expliquer devant le parlement sur ce qui est arrivé puisque, a-t-il dit, l’affaire implique des organismes de l‘état qui étaient sous leur responsabilité.”

Forza Italia, le parti de l’ancien chef du gouvernement Silvio Berlusconi, estime que le centre gauche “veut faire diversion”.
L’ancien ministre des Affaires étrangères, Gianfranco Fini, de l’Alliance Nationale a appelé à ne pas faire “d’interprétations fantaisistes. “Je crois que tous ceux qui tiennent à la démocratie doivent se demander ce qui arrive. S’il y a des responsabilités, il faut qu’il y ait des sanctions exemplaires. Et il faut surtout nous interroger sur ce qui doit être fait pour que de tels actes ne se répètent pas dans le futur.”

L’enquête a commencé après une plainte du ministère de l’Economie. En septembre, la découverte d’un vaste système d‘écoutes téléphoniques clandestines avait déjà secoué l’Italie. Système qui a touché des centaines de personnalités dont Romano Prodi, d’après la justice italienne.