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Il était une fois ... le syndicalisme mondial

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Il était une fois ... le syndicalisme mondial

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La seconde moité du XIXè siècle est marquée par la naissance du monde moderne. S’il est difficile de dater précisemment la naissance des syndicats dans le monde, on peut facilement la rapprocher de la révolution industrielle. Dès lors que la question ouvrière s’est imposée à la société.

Une période d’expansion du syndicalisme … jusqu’au tournant des années 70 et 80. La conjoncture économique bascule après les Trente glorieuses. Le monde salarié subit de plein fouet les fermetures d’usines, les licenciements, le chômage. Les syndicats sont dans les rues mais peinent à défendre les droits des travailleurs.

Pour sortir de la crise, un nouvel ordre economique se met en place. En 1994 est crée l’OMC que le mouvement syndical dans sa grande majorité approuve, convaincu que le libre commerce ne peut que favoriser la croissance, l’emploi et donc les conditions des travailleurs.

Mais dans les années 90, le neo liberalisme s’impose avec son lot de délocalisations, de licenciements, et de déconvenues pour les salariés. Les syndicats découvrent que la mondialisation libérale se fait au détriment des gens et manque d’une dimension sociale.

Les chiffres parlent d’eux mêmes.
Sur 6 milliards d’habitants dans le monde, 2 milliards 800 millions vivent avec moins de 2 dollars par jour.
La moyenne des revenus dans les 20 pays les plus riches, représente 37 fois celle des 20 pays les plus pauvres.
La valeur en bourse des 10 plus grandes multinationales dépassent le PIB de 150 des pays de l’Onu.
enfin, l’afrique dépense 2 fois plus pour rembourser sa dette que pour son budget santé.

En somme, les inégalités se sont creusées. Face à ce constat, les syndicats ne vont pas assez loin dans leurs revendications pour un nouveau mouvement, qui a vu le jour à la fin des années 80 mais dont on commencera vraiment à parler à Seattle en 1999: le mouvement antimondialiste.

En 2001 à Porto Alegre, le mouvement s’organise pour fonder le premier Forum Social Mondial. Les syndicats y sont bien représentés mais toujours moins incisifs que les antimondialistes. L’an dernier, les syndicats annonçaient la création de la nouvelle internationale syndicale. Preuve selon eux que “les syndicats aussi peuvent bouger”.