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L'adhésion de la Turquie divise les candidats socialistes à la présidentielle française

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L'adhésion de la Turquie divise les candidats socialistes à la présidentielle française

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Un ultime débat entre les candidats socialistes à la présidentielle, à neuf jours de la primaire qui doit les départager : c‘était hier soir sur les écrans français. Au menu du débat notamment, l’adhésion de la Turquie à l’Union, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Ségolène Royal ont des positions très différentes : Ségolène Royal : “Si dans 10 ou 15 ans, toutes les conditions sont remplies à ce moment là, la parole d’un chef d’Etat dans la continuité des engagements internationaux qui ont été pris sera d’expliquer au peuple francais dès lors que les conditions sont remplies, la position du chef de l’Etat sera pour l’adhésion, mais le peuple pourra très bien décider autrement”.

Strauss-Kahn plutôt pour, Fabius plutôt contre, mais tous deux s’accordent à dire que la Turquie est très loin de remplir les conditions : Dominique Strauss-Khan : “Il faut y arriver, pourquoi ? Parce que si la Turquie n’est pas liée à l’Europe, elle basculera de l’autre côté, et nous aurons exactement à nos portes, un pays qui sera très fortement connecté et à l’Irak et à l’Iran.”

journaliste: “ ce moment là, on accepte tout le monde…”

DSK: “Non, pas tout le monde, mais la Méditerranée et nous oui, nous avons besoin si on veut concevoir l’Europe à 30 ou 40 ans d’ici, d’exercer notre responsabilité sur la Méditerranée”.

Laurent Fabius : “Mais l’Europe que décrit Dominique Strauss-Kahn, c’est une Europe à 50 pays et je dis très clairement qu’avec une Europe à 50 pays, il n’y a aucune intégration politique possible, donc on donne le sentiment d’en faire mieux, mais on va vers la conception d’une Europe du libre échange. Hors moi, je veux une Europe de la gauche, une Europe sociale, une Europe environnementale et une Europe démocratique”.

La Turquie au coeur des préoccupations cette semaine, puisque Bruxelles doit dévoiler aujourd’hui un rapport très critique sur Ankara, un an après le lancement des négociations d’adhésion.