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L'arrivée d'une majorité démocrate au Congrès ne bouleverserait pas la politique économique américaine

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L'arrivée d'une majorité démocrate au Congrès ne bouleverserait pas la politique économique américaine

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“Au secours, les démocrates reviennent !! C‘était il y a quelques jours le sens de l‘éditorial du Wall Street Journal qui dénonçait autant la minceur du programme économique démocrate que les projets dévoilés pendant la campagne et jugés risqués pour la croissance. Pendant leur campagne, les démocrates ont établi une liste de priorités avec en bonne place la hausse du salaire minimum, bloqué depuis 1997; mais pour le reste, la profonde mésentente entre républicains et démocrates devrait déboucher sur un blocage législatif, ce qui équivaudrait à un statu quo en matière économique et surtout fiscale.

C’est le déficit budgétaire le point noir économique des années Bush pour l’instant car la croissance économique devrait ralentir doucement alors que le taux de chômage reste stable. Il est clair également que la politique économique américaine est orientée d’abord par la Réserve Fédérale que dirige Ben Bernanke. La banque centrale américaine agit sur l’inflation, sur le pouvoir d’achat des ménages et la possibilité des entreprises à emprunter en augmentant ou baissant le loyer de l’argent via les taux d’intérêt..

Au cours de la campagne, les républicains ont martelé le fait que les baisses d’impôts votées par le Congrès sont responsables de la chute du chômage aux Etats Unis. Les démocrates répondent que seuls 1% des ménages les plus aisés ont profité de cette réduction fiscale au détriment des autres américains.

“La bonne nouvelle affirment de nombreux analystes, c’est que l’absence de concertation entre le nouveau Congrès démocrate et l’administration Bush va limiter les dépenses, contribuant à maîtriser le colossal déficit budgétaire américain”.
Mardi, avant l’annonce de la victoire démocrate, les investisseurs avaient fait le pari que peu de choses allaient changer – la fiscalité en premier lieu – en faisant grimper les indices boursiers de façon notable.