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Quelle coalition sortira des élections législatives ?

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Quelle coalition sortira des élections législatives ?

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Les Néerlandais s’apprêtent à renouveler leur Parlement. Et comme toujours depuis plus d’un siècle, le pays sera dirigé par une coalition, puisqu’aucun parti n’obtient jamais de majorité absolue. Actuellement, la coalition de centre-droit comprend les Libéraux, alliés aux Démocrates-Chrétiens de Jan Peter Balkenende. Ce dernier occupe le poste de Premier Ministre depuis 2002. Avec son programme d’austérité, il a d’abord perdu des points dans les sondages. Mais sa politique a porté ses fruits : les indices économiques sont au beau fixe. D’où un regain de popularité.

L’homme se veut tout ce qu’il y a de plus normal : marié, père de famille, un air d’Harry Potter, sans grand charisme. Mais cela semble convenir aux habitants de ce pays réputé pour son conformisme. Etre comme il faut, voire banal, cela ne sert pas forcément les intérêts de Wouter Bos, le jeune et séduisant leader travailliste du PvdA. Ce parti de gauche avait obtenu des résultats prometteurs lors des municipales au printemps. Mais là, il pourrait se contenter de la deuxième place. Et pourquoi pas former une grande coalition gauche-droite avec les Démocrates Chrétiens.

Important à suivre aussi, le score des Libéraux du Vvd, membres de la coalition sortante, et celui des socialistes du SP. Classé à l’extrème gauche, ce parti de Jan Marijnissen espère fédérer le vote protestataire, à la fois anti-réformes et anti-européen. Les thèmes de l’Europe et plus encore de l’immigration ont été très largement écartés de la campagne électorale.

Certes, les candidats ont sans doute eu peur de se frotter à ces sujets sensibles. Mais pourtant, ces thèmes sont omniprésents dans les rues. Il y a eu d’abord l’assassinat du cinéaste Théo Van Gogh par un musulman radical en 2004. Ensuite, la politique particulièrement stricte de Rita Verdonk, la très populaire ministre de l’immigration. Depuis, le sujet est soigneusement évité par les politiciens. Seul Geert Wilders exploite le filon anti-immigrés. Il se pose ainsi en héritier du populiste Pim Fortuyn et espère glaner les voix de ceux qui se disent proches de l’extrême-droite, soit, un quart de la population, selon un récent sondage.