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Energie : l'Europe cherche à contourner les blocages

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Energie : l'Europe cherche à contourner les blocages

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Une manifestation de plus contre la politique énergétique de Moscou. Nous au début novembre, à Tbillissi, en Géorgie, où s’est déroulé le dernier épisode de la guerre du gaz fournit par le premier producteur mondial : la Russie. Le géant du secteur : Gazprom qui est aussi le seul sur le marché du gaz russe. La société vient d’annoncer un doublement de ses prix pour la Géorgie. En réponse, Tbilissi accuse Moscou de vouloir punir un pays qui se tourne aujourd’hui vers l’Occident. Un scénario qui rappelle exactement ce qui s‘était produit il y a 1 an en Ukraine.

A l’hiver 2005, le bras de fer dure plusieurs semaines entre Gazprom et Kiev. Le monopole russe veut alors aligner ses prix sur les tarifs du marché international. Oubliés les tarifs bienveillants accordés aux anciens du bloc soviétique. Les prix doivent alors être multipliés par quatre. Les autorités ukrainiennes opposent alors un refus à cette demande inspirée, selon elles, par le Kremlin.

Le conflit se poursuit jusqu‘à une fermeture totale des vannes qui durera 4 jours. Un problème qui atteint les pays d’Europe occidentale puisque leur approvisionnement s’en trouve sensiblement réduit. La mise en lumière de la dépendance énergétique de l’UE est spectaculaire.

Depuis, l’Europe explore toutes les solutions pour réduire le risque de chantage énergétique. D’un côté, en diversifiant l’origine de ses approvisionnements, de l’autre en limitant le nombre de pays traversés par les gazoducs. D’où l’idée d’une route passant par la mer Baltique. Le chantier devrait être terminé en 2008. L’hydrocarbure transitera alors directement depuis la Russie vers l’Allemagne. Evitant ainsi l’Ukraine, les pays Baltes et même un partenaire de confiance qu’est la Pologne.

Aujourd’hui, c’est la Norvège et la mer du Nord qui fournit la majorité de la demande européenne en gaz; 60%. La Russie en apporte un quart. L’Algérie est également un partenaire privilégié de l’UE dans le domaine énergétique (10%). Un partenariat qu’entendent bien développer les européens. L’Italie notamment, particulièrement dépendante au gaz. Elle vient de négocier un nouveau projet sous-marin avec Alger passant par la Sardaigne. L’Espagne vient aussi de signer un contrat avec les autorités algériennes. Ailleurs, l’Europe compte sur le Kazhakstan, le Caucase ou la Turquie. Des régions qui pourraient un jour enrayer la puissance de l’arme énergétique au main de la Russie.