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Le mystère autour de l'empoisonnement de l'ancien espion russe Alexandre Litvinenko, mort le 23 novembre, s'épaissit encore un peu plus

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Le mystère autour de l'empoisonnement de l'ancien espion russe Alexandre Litvinenko, mort le 23 novembre, s'épaissit encore un peu plus

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D’après la presse britannique, Litvinenko avait l’intention d’exercer un chantage sur des responsables des services de sécurité et des hommes d’affaires russes. En possession de documents en provenance du FSB, les services secrets russes, il aurait évoqué la somme de 10 000 livres pour chaque information dont il accepterait de stopper la divulgation.

Concernant Mario Scaramella, le contact italien de Litvinenko, son état de santé est stable pour le moment. Celui qui se présente comme un consultant sur les questions de sécurité a indiqué à son avocat qu’il se sentait bien mais il devra sûrement rester sous surveillance médicale pendant des mois. Une concentration dangereuse de polonium reste dans son organisme.
La rocambolesque affaire Litvinenko conduit jusqu’aux Etats-Unis. Le FBI a en effet interrogé la semaine dernière un contact de Scaramella, Yun Shvets, ancien agent du KGB, qui s’est dit en possession d’informations vitales sur la mort de Litvinenko. Mais devant les enquêteurs, il n’a pas souhaité en dire plus.

Les ramifications de l’enquête conduisent aussi à l’oligarque russe Boris Berezovski. Il avait chargé Litvinenko d’enquêter pour son compte, après une tentative d’assassinat dont avait été victime le milliardaire en 1994. Convaincu de la responsabilité du FSB, il s‘était alors éloigné des services secrets.
Avant de mourir, Litvinenko a accusé Vladimir Poutine lui-même d’avoir commandité son assassinat. Une accusation vigoureusement rejetée par Moscou.