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Inquiétude et tension extrême au Liban

Au 3ème jour des manifestations anti-gouvernementales dimanche, un partisan chiite de l’opposition pro-syrienne a été tué dans un quartier sunnite de Beyrouth. Plusieurs partisans de l’opposition se sont réunis devant l’hôpital pour demander des comptes au premier ministre Siniora.

Selon les services de sécurité libanais, le jeune homme a été abattu par des hommes armés alors qu’il rentrait chez lui. Un peu plus tôt, l’armée libanaise est intervenue pour mettre fin à une petite émeute impliquant des manifestants chiites et des lanceurs de pierres. Un magasin a été pillé et incendié.

Ces incidents interviennent alors qu’un sit-in illimité a lieu depuis vendredi devant le siège du gouvernement après une manifestation monstre. Le mouvement s’est amplifié dimanche avec un défilé rassemblant plus de 100 000 personnes selon l’AFP. L’opposition pro-syrienne formée notamment par le Hezbollah et le mouvement Amal réclame la démission du gouvernement Siniora.

Se déclarant inquiet pour le Liban, Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue Arabe a entamé dimanche une visite de bons offices. “Nous espérons qu’il n’y aura pas d’escalade. Nous sommes ici pour travailler avec toutes les parties afin de retrouver une unité nationale au Liban. Les Libanais sont tous dans le même bâteau”.

Le secrétaire général de la Ligue Arabe a rencontré Fouad Siniora dimanche. Il doit également s’entretenir avec le président Emile Lahoud et le président du parlement Nabih Berri, deux proches de Damas. Fouad Siniora a réaffirmé qu’il ne céderait pas à la pression de la rue. Le premier ministre libanais a également reçu le soutien de l’Union européenne et de Washington.

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