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La réforme sur toutes les lèvres

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La réforme sur toutes les lèvres

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La Serbie ne veut pas être le mauvais élève de l’Union. En visite à Bruxelles, le président Boris Tadic a réaffirmé l’engagement européen du pays. Les Vingt-Cinq avaient gelé en mai les négociations sur un accord d’association avec Belgrade jugeant sa coopération avec le Tribunal pénal international insuffisante. Mais Tadic se veut confiant :

“Dans les prochaines années, nous aurons un nouveau contexte, un nouveau climat dans l’Union européenne. Je pense vraiment qu’au cours des quatre prochaines années, la situation sera meilleure en termes d‘élargissement. D’ici là, nous devrons en passer par des réformes en Serbie.”

Les réformes s’imposeront de fait à l’Europe toute entière, comme l’a souligné le premier ministre luxembourgeois. Jean-Claude Juncker, un fervent partisan du projet constitutionnel : “Nous voulions attirer l’attention sur la nécessité qu’il y a à remettre d’abord en ordre la maison Europe avant de s‘élargir, et nous voulions attirer l’attention de nos collègues sur la nécessité qu’il y a à réarranger au moins les mécanismes institutionnels.”

Le 1er janvier, l’Europe passera à 27 Etats-membres, avec les adhésions de la Roumanie et de la Bulgarie. Un élargissement salué lors d’une petite cérémonie en marge du sommet. 27, c’est précisément le nombre maximum prévu par le traité de Nice qui régit actuellement le fonctionnement de l’Union. En clair, l’Europe n’a pas d’autre choix que de reprendre à bras le corps le dossier de la réforme institutionnelle.