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Le Turkménistan perd son tyran

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Le Turkménistan perd son tyran

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Saparmourat Niazov est décédé d’une crise cardiaque à l‘âge de 66 ans. Il dirigeait le Turkménistan, ex-République soviétique, d’une main de fer depuis 21 ans, avant même l’accès du pays à l’indépendance en 1991. Situé en Asie Centrale, au bord de la mer Caspienne, le Turkménistan est un pays stratégique de par sa position géographique et surtout ses ressources énergétiques. C’est le deuxième producteur de gaz naturel de l’ancienne URSS.

La disparition de Niazov ouvre une période d’incertitude, aucun successeur n’ayant été désigné. Un communiqué officiel assure que la politique intérieure et extérieure du Turkménistan se poursuivra et que tous les accords internationaux seront respectés.

Le régime de celui qui se faisait appelé le Turkmenbashi, le “père de tous les Turkmènes” était considéré comme l’un des plus répressifs et des plus fermés au monde. Après une prétendue tentative d’assassinat en 2002, un très grand nombre d’opposants furent emprisonnés.

Bête noire des défenseurs des droits de l’homme, Niazov contrôlait toutes les arcanes du pouvoir. Depuis 1999, il était président à vie, il assurait aussi les fonctions de Premier ministre, de chef des armées et dirigeait le seul parti politique autorisé. Son culte de la personnalité était délirant. Il a entre autre mis en miette le système éducatif de son pays. Un livre qu’il a lui-même écrit est ainsi devenu l’ouvrage de référence dans les écoles turkmènes.