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Turkménistan : quelle transition ?

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Turkménistan : quelle transition ?

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Passé le choc de la mort à 66 ans de Saparmourat Niazov, cet autocrate qui 21 années durant dirigea d’une main de fer le Turkménistan, une question se pose : celle de la succession. Car désigné président à vie depuis 1999, il avait crée autour de lui un culte délirant de la personnalité. Il ne souffrait aucune contradiction, fondement de son régime, l’un des plus répressif et fermés du monde. Pour preuve, ses commandes architecturales mégalomaniaques.

Mais l’avenir immediat parait en partie géré. Le Conseil de sécurité du Turkménistan et le gouvernement se sont réunis en session extraordinaire pour nommer le vice-Premier ministre Berdymoukhammedov à la présidence par intérim d’un pays aux vastes ressources energetiques. Dans la rue, certaines ne dissimulent pourtant pas leur inquiétude : “Avec lui, nous n’avions pas à payer l‘électricité, le gaz et l’eau. Il a tout fait pour nous. Même avec nos petits salaires, nous pouvions vivre” affirme une femme.

Reste que les forces politiques dans le pays et celles en exil risquent de se livrer une bataille pour le contróle de ce pays strategique aux revenus collosaux. Il y a le pétrole, certes. Mais aussi et surtout le gaz. Le Turkménistan disposait à la fin 2005 de réserves le placant au 12e rang mondial.