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La classe politique espagnole est de nouveau en ébullition après l'attentat de l'ETA à l'aéroport de Madrid

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La classe politique espagnole est de nouveau en ébullition après l'attentat de l'ETA à l'aéroport de Madrid

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Mariano Rajoy, le chef de file de l’opposition de droite s’est rendu mercredi matin sur les lieux de l’attentat. Le leader du Parti Populaire exige que José Luis Rodriguez Zapatero s’explique sur sa politique. “Nous demandons que le premier ministre s’explique solennellement devant le parlement sur sa politique en matière de lutte contre le terrorisme”.

Alfredo Perez Rubalcaba a lui déjà répondu. Le ministre de l’Intérieur espagnol estime que cet
attentat “a rompu, liquidé et terminé le processus de paix” entamé en mars dernier. Il appelle la classe politique à l’unité. “Nous ne polémiquons avec personne, nous voulons que tous les partis politiques unissent leur force avec le gouvernement pour lutter contre la violence… et quand je dis tous les partis, je parle particulièrement du premier parti d’opposition”.

La droite espagnole et les familles de victimes de l’ETA réclament l’arrêt de tout dialogue avec les séparatistes basques.

De son côté, Pernando Barrena, l’un des leaders de Batasuna, l’aile politique illégale de l’ETA estime que “rien ne prouve actuellement que le cessez-le-feu soit rompu”. La branche française de Batasuna estime également qu’“il faut renouer le dialogue pour trouver une solution politique au conflit”.

En attendant, les équipes de secours ont retrouvé ce mercredi soir l’un des corps des deux équatoriens jusqu’alors portés disparus. Il s’agit de la première victime de l’ETA depuis mai 2003.