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Crise Russie-Bélarus : les Européens soulagés mais toujours sur leurs gardes

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Crise Russie-Bélarus : les Européens soulagés mais toujours sur leurs gardes

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Après trois jours de crise, l’oléoduc Droujba, transitant par le Bélarus, a rouvert ses vannes. La fin d’une guerre des nerfs qui se jouait entre Moscou et Minsk, au détriment des clients européens. Cet oléoduc fournit en effet 12,5% du pétrole consommé dans l’Union, en desservant l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque.
Le Bélarus a finalement fait profil bas en s’engageant à restituer les 80.000 tonnes de brut que le grand frère russe l’accusait d’avoir détourné. Il a aussi levé la taxe imposée depuis le 1er janvier sur le transit du pétrole russe par son territoire.
Pour les experts européens, réunis ce jeudi, plus besoin d’envisager des mesures d’urgence, mais la Russie, dont la crédibilité en tant que fournisseur est sérieusement entamée, va devoir tirer les leçons de ce nouveau couac. Le commissaire européen Andris Piebalgs :

“A ce stade, je peux confirmer que toutes les livraisons de pétrole ont repris. Tous les Etats-membres qui ont été affectés reçoivent du pétrole. Mais nous demandons à la fois aux pays producteurs et aux pays de transit d‘être réellement fiables.”

La Commission et la présidence allemande de l’Union ont même appelé par écrit les autorités russes et bélarusses à plus de fiabilité et de transparence à l’avenir. Voilà en tout cas qui conforte les Européens dans leur détermination à réduire leur dépendance énergétique vis-à-vis des pays tiers.